Les vendanges en direct

Tout au long des vendanges et des vinifications, retrouvez ici le quotidien du Domaine Henri Bourgeois et de ses équipes, comme si vous y étiez, jour après jour.

Cette année, les vendanges sont exceptionnellement précoces : le ban des vendanges de l'appellation Sancerre a été fixé au 17 août 2026, un record absolu dans l'histoire du vignoble. Cette précocité s'explique par une sécheresse installée dès le printemps, intensifiée par plusieurs vagues de canicule successives en début d'été. Une combinaison inédite, entre la sécheresse durable de 1976 et les fortes chaleurs d'août 2003.

JOUR 18

🌤️10-23°C, temps calme et sec

Samedi 5 septembre : fin de vendanges

Les derniers coups de sécateurs se sont fait entendre ce samedi au Domaine Henri Bourgeois. Après trois semaines de récolte intense, entamées dès le 19 août sous un ciel exceptionnellement précoce, la dernière grappe a rejoint le chai. La sécheresse du printemps et les canicules de l'été ont pesé sur les rendements — plus resserrés que d'ordinaire — mais elles ont aussi concentré ce que la vigne avait de meilleur à offrir : des raisins sains, mûrs à cœur, arrivés en cave dans un état remarquable. Un premier ressenti se dessine déjà, et il est engageant. Le millésime 2026 s'annonce comme une année de caractère, de tension et de précision — l'un de ces contretemps climatiques qui, parfois, tournent en faveur du vin.

Cette récolte, c'est avant tout celle de nos équipes : vendangeurs, chauffeurs, trieurs, celles et ceux qui, dès l'aube et parfois sous la pluie, ont porté la hotte rang après rang jusqu'au dernier jour. Qu'ils en soient chaleureusement remerciés.

La vendange s'achève, mais l'histoire du millésime continue. Cette page reste ouverte : elle suivra désormais le travail en cave — pigeages, remontages, décuvages, les premiers jours de fermentation — jusqu'à ce que le vin trouve sa forme. Un rapport de vendanges plus complet viendra aussi, dans quelques semaines, en dire davantage sur ce millésime 2026.

JOUR 15

🌤️13-27°C, journée ensoleillée

Mercredi 2 septembre : Les pinots noirs du Graveron

Sur la Côte des Monts Damnés, le Graveron occupe une place à part. L'une des rares parcelles de pinot noir du coteau, cueillie à la main comme il se doit sur cette pente exigeante. Ce mercredi, les équipes s'y consacrent entièrement, dans la continuité d'une semaine de vendanges qui n'a pas faibli.

JOUR 14

🌤️13-25°C, ensoleillé le matin, nuageux par la suite

Mardi 1er septembre : Le travail continue sur les Monts Damnés

La lumière du matin effleure les coteaux quand les équipes reprennent leur place dans la pente. En contrebas, Chavignol s'éveille. Au loin, la silhouette de Sancerre se dessine sur l'horizon.

Sur les Monts Damnés, le travail continue. Le silence du coteau cède vite à l'effervescence des vendanges : les voix, les sécateurs, les seaux vidés. Une journée de plus sur l'une des parcelles les plus exigeantes et les plus emblématiques de l'appellation.

JOUR 13

🌦️16-22°C, averses le matin, temps nuageux par la suite

Lundi 31 août : Place à la Côte des Monts Damnés

Ce matin, les équipes s'attaquent au coteau le plus emblématique de Chavignol. La Côte des Monts Damnés, pentu, exposé, exigeant, livre ses sauvignons blancs sous le regard du domaine qui lui fait face. Ici, la récolte est entièrement manuelle, le relief ne laisse pas d'autre choix.

Les grappes coupées traversent la route et entrent directement dans le chai gravitaire. Pas de pompe, pas de contrainte mécanique. Le raisin descend naturellement, de niveau en niveau, jusqu'aux cuves. Un principe simple, au service du fruit.

JOUR 10

🌦️ 17-20°C, averses nombreuses, éclaircies en soirée

Vendredi 28 août : Chavignol et Sancerre, vus du ciel

La soirée dernière, un orage a amené 20 mm de pluie sur Chavignol, le double à Saint-Satur, où 40 mm sont tombés en quelques heures. Ce matin, nous prenons de la hauteur entre deux averses, et survolons Chavignol et Sancerre, saisissant depuis les airs ce que l'œil, au sol, ne perçoit jamais tout à fait : la mosaïque des parcelles, les toits du village serrés autour de son clocher, la lumière unique de nos paysages. Le ciel, lourd et mouvant toute la journée, offre un spectacle à lui seul — de larges trouées de lumière percent les nuages et balayent les coteaux, tour à tour dans l'ombre puis dorés. Les vendangeurs poursuivent leur travail dans ce grand spectacle.

JOUR 8

🌥️18-29°C, brouillard le matin, journée nuageuse ensuite

Mercredi 26 août : Chaleur et humidité sur les parcelles du pré de la carpe

Ce matin, le brouillard enveloppait encore le Pré de la Carpe lorsque nos équipes ont entamé la récolte du pinot noir, planté sur les silex de Saint-Satur. Le ciel s'est dégagé au fil de la matinée, laissant place à une journée aussi chaude qu'humide. La pluie et la fraîcheur du week-end ont fait du bien à la vigne : le raisin arrive gorgé et sain. Comme toujours pour ce cépage, la vendange se fait à la main, grappe par grappe, et le raisin est déposé dans de petites caissettes pour préserver son intégrité jusqu'au pressoir.

JOUR 7

🌦️ 18-24°C, calme le matin, averses orageuses en fin de journée

Mardi 25 août : sur les pentes de Maimbray

Il faut du souffle pour vendanger les pentes de Maimbray. Ici, la vigne s'accroche presque à la verticale au-dessus de la vallée, et chaque rang se grimpe avant de se récolter. Ce matin, le ciel reste voilé, presque calme après l'orage de la veille — un répit que les équipes ne comptent pas laisser passer. Aucune machine ne peut se hasarder sur une telle pente : tout se fait à la main, au sécateur, hotte après hotte portée à l'épaule jusqu'au bas du coteau. Le sauvignon, ici, prend une tension particulière — minérale, presque saline, héritée de ces sols caillouteux exposés plein sud.

JOUR 6

☁️ 20 - 29°C, nuageux, orage attendu en soirée

Lundi 24 août : la récolte se poursuit entre Saint-Satur et Chavignol

L'air est lourd ce matin sur les coteaux de Sancerre. Pas un souffle de vent, un ciel bas et chargé qui annonce l'orage attendu en fin de journée. Les parcelles les plus exposées seront rentrées avant que le ciel ne se déchire. Sous cette chaleur pesante, les raisins finissent de mûrir vite et chaque heure compte. Les équipes avancent avec une concentration presque silencieuse. En cave, les arrivées s'enchaînent sans relâche. Ce soir, quand les premières gouttes tomberont enfin, la journée aura déjà livré l'essentiel : des raisins sains, rentrés à temps, avant que l'orage n'éclate.

JOUR 2

🌥️ 17 - 25°C, nuageux

Jeudi 20 août : Les parcelles de boisbeaux et leur pinot noir

Le ciel a changé de visage cette nuit. Exit le bleu franc de la veille — ce matin, les nuages s'installent sur les coteaux de Boisbeaux, et les vendangeurs ne s'en plaignent pas. Sous cette lumière plus douce, les équipes s'attaquent aux pinots noirs, un cépage qui demande un autre regard, une autre attention que le sauvignon blanc récolté hier.

Dans ces parcelles, les baies sombres et serrées arrivent en caisse avec une régularité tranquille. Le tri s'effectue avec soin, grappe après grappe, pour ne garder que ce que la vigne a de meilleur à offrir. Un travail minutieux, indispensable, qui se joue avant même que le raisin n'entre en cave.

JOUR 1

☀️ 17 - 30°C, ensoleillé

Mercredi 19 août : Le début des vendanges

Le premier coup de sécateur est tombé ce matin au lever du soleil. Dans les vignes du domaine, les équipes ont entamé la récolte, sous un ciel d'août sans nuage. Un millésime précoce, que l'on accueille avec attention et le même soin que chaque année.

Les grappes, dorées par un été généreux, arrivent en cave dans un état de maturité remarquable. Le travail de toute une saison — de la taille à l'accolage, du suivi parcellaire aux décisions de récolte — trouve ici son aboutissement naturel.